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Votre sol est-il vivant (suite...) ?

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10/07/2013

Un sol vivant, c'est un sol grouillant. De vers de terre, bien sûr, mais aussi de tout un tas d'insectes et de micro-organismes - bactéries, champignons, acariens, nématodes,... - qui se charge de décomposer la matière organique en petites particules qui seront assimilables par les plantes.  

 

En observant de près l'animation qui règne sur un petit lopin de terre, on peut donc se faire une idée de sa fertilité.

Et corriger, si besoin est, les carences de ce lopin en certains éléments ou organismes.   Pour un jardinier amateur, l'observation des organismes vivant dans le sol peut se faire en deux étapes.  

Une première pour repérer les plus gros, vers de terre, donc, mais aussi gastéropodes, larves et macro-arthropodes. Puis une seconde pour repérer les plus petits, micro-arthropodes pour la plupart, mais aussi nématodes et autres micro-organismes. Attention : on ne cherche pas ici à obtenir une analyse exhaustive et précisément quantifiée de la vie du sol ! Il est rare pour un particulier de disposer du matériel et des connaissances nécessaire à ce type d'étude. Non, on cherche simplement à  "se faire une idée" de la vie du sol, un peu " à la louche", mais suffisante au moins pour savoir... si il y a, effectivement, de la vie. Pour les organismes les plus gros, enterrez un récipient d'une contenance de 1 litre environ de manière à ce que son rebord affleure le sol. Jetez-y deux ou trois boules de naphtaline (pour tuer les prises avant qu'elles ne s'entre dévorent), et surmontez le tout d'un petit toit pour éviter que la pluie ne remplisse le récipient.

 

Attendez une semaine, et relevez le piège. Dans le laps de temps, de nombreux organismes devraient avoir été piégés : un ou deux gastéropodes, quelques vers de terre, des coléoptères, des milles-pattes, quelques chilopodes,...

Ce n'est pas le cas? Alors il y a de quoi vous inquiétez pour votre jardin : il risque d'être très peu fertile et vous devrez vous employer à y ramener la vie.

C'est le cas ? Alors essayez d'identifier les différentes prises et d'en noter les noms et les proportions respectives : cela vous permettra d'assurer un semblant de survie. Plus les prises sont nombreuses et variées, plus votre terrain est susceptible d'être fertile et bien structuré. En plaçant des pièges " à gros insectes" à différents endroits de votre jardin, vous pourrez aussi déterminer différentes zones plus ou moins vivantes et donc plus ou moins aptes à la culture.

Pour les organismes plus petits, l'affaire se corse quelque peu : il va falloir fabriquer un entonnoir de Berlese. Mais le jeu en vaut la chandelle si vous n'avez jamais été confronté à la richesse d'un sol vivant !   Entonnoir de Berlese

 

Entonnoir de Berlese Munissez-vous d'un bocal, d'un entonnoir suffisamment grand pour contenir deux bonnes poignées de terre, d'un tamis de maçon, d'un peu d'alcool à 90° et d'une lampe de bureau.

 

Versez un peu d'alcool dans le fond du bocal, puis posez l'entonnoir sur celui-ci de manière à ce que sa pointe arrive à mi-hauteur du bocal.

 

Découpez un rond de tamis que vous placerez dans le fond de l'entonnoir : il laissera passer les insectes mais retiendra la terre.

 

Prélevez, dans votre jardin, une carotte de terre de 3 à 5 cm de diamètre sur 15 de profondeur.  Émiettez celle-ci dans l'entonnoir, puis placez la lampe de bureau au dessus de l'ensemble, à une quinzaine de cm de l'entonnoir.

 

Attendez trois jours. Fuyant la lumière et la chaleur, les micro-organismes vont se précipiter dans le goulot de l'entonnoir et tomber dans le bocal. Comme à la première étape, essayez d'identifier les différentes prises (collemboles, acariens,...) et d'en noter les noms. Nous avons déjà parlé des vers blancs (à ne pas confondre avec les hannetons), nous aurons l'occasion de revenir sur les autres pour vous aider à mieux les identifier. D'ores et déjà, voici quelques liens pour les reconnaître:

 

collemboles

acariens

nématodes

 

Là encore, plus les prises sont nombreuses et variées, plus votre terrain est susceptible d'être fertile et bien structuré.

 

Et là encore, multiplier les prélèvement dans différents endroits de votre jardin vous permettra de déterminer différentes zones de fertilité. Répéter régulièrement, chaque année, ces manipulations, vous permettra de vous rendre compte de la justesse de vos interventions sur le sol de votre jardin.

 

Pour vous aider à mieux les identifier, voici un lien intéressant





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