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Sus aux ravageurs !

Grâce aux préceptes de la lutte biologique


© Andrea Wilhelm - Fotolia.com



26/07/2013

Attirés là par différents stimuli (notamment les couleurs), quelques pucerons viennent d'élire domicile sur un plant de pois en pleine croissance. Aussitôt, ils se mettent au travail : ils piquent leurs rostres dans les vaisseaux des tiges et des feuilles, à la recherche de la sève élaborée dont ils raffolent. S'ils en trouvent suffisamment, ils seront bientôt rejoint par d'autres de leurs congénères, et notre pauvre plant de pois sera envahi. Déjà percé de toutes parts par les rostres des envahisseurs, celui-ci est alors soumis à rude épreuve : le miellat (déjections) excrété par les pucerons peut favoriser le développement de maladies cryptogamiques (fumagine), et il attire les fourmis qui en raffolent ! Mais heureusement, une coccinelle affamée passe elle aussi par là, et, repérant les pucerons, va sauver notre plant. Elle et ses larves sont chacune capables d'avaler quelques 150 pucerons par jour, et donc d'éradiquer rapidement une colonie !

 

Prédateurs contre ravageurs

 

Pourquoi cet exemple d'une nature qui se régule d'elle-même n'est-il pas plus fidèle à ce qui se déroule tous les jours dans nos jardins ? Parce que l'usage immodéré de pesticides et d'insecticides a fini par rompre un équilibre si fragile qu'il n'a pas supporté l'intervention de produits si... destructeurs. En tuant sans discernement les mangeurs de plantes et leurs prédateurs, en renforçant les défenses naturelles de certains ravageurs, en cultivant sur des hectares une espèce et une seule plutôt que plusieurs, nous avons créé toutes les conditions pour... augmenter la dépendance des plantes aux produits de traitement !

 

Pour y remédier, la lutte biologique repose sur un principe : utilise ce qu'on appelle un auxiliaire (insecte ou organisme prédateur, parasitoïde, pathogène ou compétiteur) contre une cible (insecte, plante ou organisme ravageur, pathogène ou adventice). Le but étant que l'auxiliaire détruise, prenne la place ou réduise l'activité de la cible. C'est ce qu'on fait quand on plante des espèces mellifères pour attirer les guêpes ou quand on installe des nichoirs pour favoriser l'installation des oiseaux ; tous deux étant de redoutables prédateurs de nombreux ravageurs. Ou quand on introduit, par exemple, des larves de chrysope ou de coccinelles pour lutter contre les pucerons.  





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